
Dès que revient Noël, au jardin je m'attarde
J'imagine déjà la joie de mes petits.
les yeux brillants de fièvre, dans la nuit ils bavardent
En observant le ciel, tout contre moi blottis.
La neige tourbillonne et dans le froid glacial
Ils cherchent avidement les traces du traîneau
Indiquant qu'il est l'heure que les enfants déballent
Dans les rires et la joie gros et petits cadeaux.
je ferme un peu les yeux et derrière mes paupières
Surgit le souvenir des noëls d'autrefois.
La messe de minuit, où nous allions très fiers
De chanter tous en chœur en bâillant quelquefois.
Pour rentrer nous devions passer par la clairière
Où la faune et la flore vivaient en harmonie
Nous traversions gaîment, guidés par la lumière
Éclairant la maison avec parcimonie.
Puis nous nous installions tous autour de la table
Pour un repas léger avant d'aller dormir
Le cœur gonflé d'espoir de cadeaux improbables
Que tôt le lendemain nous pourrions découvrir
Les noëls d'aujourd'hui sont beaucoup plus profanes
Bien rares sont ceux qui se rendent à l'église.
On ne se courbe plus devant le bœuf et l'âne
D'ailleurs qui sait encore tout ce qu'ils symbolisent?
Si tout a bien changé il reste le plaisir
D'offrir à ceux que j'aime un bonheur partagé
Alors en souriant je leur dit de courir
Voir si le père noël a bien tout déchargé!