Née au cœur de l’été, jolie petite rose,
Radieux devant toi s’annonce l’avenir
Petit bouton fragile, merveille à peine éclose,
Qui ne demande qu’un peu d’amour pour fleurir.
Au cœur du grand rosier, protégée par tes sœurs,
Tu t’es épanouie, et pour tous tu rayonnes.
Petite rose aimée, petit brin de bonheur,
Mais l’été est passé, voici déjà l’automne.
Pâle petite fleur, aux grands yeux étonnés,
Voici ta blanche robe qui se tache de sang,
En un éclair le sort cruel a moissonné
La tige frêle de ta vie, brutalement.
Un lâche t’a fanée, un lâche t’a meurtrie.
Nos larmes ne pourront te faire refleurir.
Petite âme envolée, trop tôt évanouie...
Adieu, petit enfant qui n’eût pas dû mourir…
