Un grand cheval de lune galope sur la dune
Malgré le vent, la pluie et l'orage ombrageux
Il chevauche les vagues, enfourche la lagune...
Dans le ciel, l'astre luit pour tous les amoureux.
Tous les princes et princesses lèvent les yeux au ciel
Et les baissent aussitôt car son reflet dans l'eau
Illumine les flots. Eden artificiel
Qui attire les rêveurs et bien des tourtereaux.
Combien de sélénites regardent ainsi la terre,
Cette étrange planète aux couleurs d'outremer,
Ivres de sa beauté ou de leur désarroi.
Ils dansent au crépuscule une ronde infernale
Entraînant avec eux la nuée qui flamboie
Le soleil s'est éteint. Pour la nuit quel régal!
Myrrha-El