Vous demandez parfois "
Vous m'aimez donc encore ?
Je ne ressemble plus à celui d'autrefois...
Quand vous m'avez connu, c'était mon âge d'or.
J'ai bien changé depuis. Chato, regardez-moi..."Je vous regarde, oui...Et que puis-je vous dire ?
Je vois toujours celui qu'autrefois j'ai aimé,
Je vois sur votre lèvre éclore le sourire,
Tout pareil à celui qui m'a fait chavirer.
Vous restez le premier pour qui battait mon coeur,
Dans le premier émoi d'un amour qui va naître.
Si je vous l'ai donné comme on offre une fleur,
Ce n'est pas par hasard, vous l'oubliez peut-être ?
Gardian aux cheveux noirs, à la mèche rebelle,
Echappée du valergue et barrant votre front...
Moun baïle ombrageux, qui me disiez "ma belle"
Mais vous moquiez de moi pour un oui, pour un non...
Et pourtant vous saviez -ô combien- être tendre !
(Et vous savez toujours, ne vous défendez pas).
Je ne regrette pas d'avoir dû vous attendre,
Puisque nous sommes deux, puisque vous êtes là.
Qu'importe, moun amour, que vos cheveux soient blancs ?
Que le temps sur vos traits ait marqué son chemin ?
Je n'ai pas échappé à la marche des ans,
J'ai changé moi aussi, et vous le savez bien.
Mais il est une chose qui demeure la même :
Que nos coeurs sont restés tout pareils qu'autrefois.
Je sais que vous m'aimez, autant que je vous aime.
Pour le reste...Cocagne ! Moun gardian tant ama....

Pardon, Melany, je n'ai pas encore le réflexe "Casimage".