Nous y voici,
Presque minuit
Mon inconnu ,
Toujours pas venu
Je m'alanguis
A peine endormie
L'ombre s'accentue
Sur les contours du nouveau venu
Mes yeux mi clos
Ne s'ouvrent plus
S'il dit un mot
Je ne l'ai entendu
Mon corps sent bien
Que celui ci n'est pas le tien
Main découverte
S'avance en quête
De trésors nouveaux
Bientôt tu y planteras ton drapeau
Sur cette nouvelle terre , cette nouvelle conquête
Et me voici , toute entière désignée à celle ci qui s'entête
Ce n'est pas ton visage
Mais un masque qui se découvre
N'aie crainte que je te reconnaisse, je ne perçois plus l'image
Toute entière remise aux mains des sensations s'ouvrent
Sur l'attente de ton arrivée , de sceau sans blason enfin posé
Et te voici, tout entier contre et dans ma peau satinée
Ton manteau tombe,
bien plus tard que le mien
Tu me l'enlevais avant même que je succombe
Emportée par la virtuosité de tes mains
Pourtant je ne cherche pas qui tu es
Prince ou poète, imposant ou décharné
Toi qui fait offense au principe de chasteté
En ôtant toutes défenses, aux femmes condamnées
Que m'importe alors ton identité
Mari ou don juan, bellâtre ou vérolé
Quand tes hanches prennent ce rythme endiablé
Je ne suis ni moi, ni même raisonnée
Toi inconnu...moi femme comblée