Idolatrie
Ô! Muse, toi qui es pour moi le ruisseau qui murmure
Tes sons de tendresses dans tes paroles, tu m’inspires
Cette belle musique qui m’enveloppe entière, je la respire
En marchant le long de sa rive sous les longues ramures
Dans tes yeux qui s’illuminent, et qui sont si brillants
Je vois les pensées de ton cœur qui devant moi filent
Tu me donnes tout de toi, toute ta tendresse qui défile
Comme les nuées d’étoiles dans cet immense firmament
De tes mains, légers mouvements de fée qui me touchent
Apportant à mon être les formidables et folles sensations
C’est un amour que je vis en me prodiguant tes ovations
Muse de mon cœur, déposant mes lèvres sur ta bouche
Et dans mes bras le silence, j’écoute tes notes plaintives
Je vois dans tes yeux ma fée tomber quelques larmes
Elles seront pour moi un délice de beauté et de charme
De tes lèvres, tes baisers viendront bien vite m’engloutir
De ton chant de Sirène venant des âges pour m’émouvoir
Je l’entends à présent ne l’arrête pas, il me rend si fébrile
Pour moi cela devient folie, ô! Muse je suis devenu servile
Vivant cet abandon avec toi pour atteindre mes espoirs
Au frémissement des eaux qui s’écoule tout doucement
Ou quelques feuilles valsent en glissant proches des rives
Tout mon corps part avec elles vers une lointaine dérive
Ô! Douce Muse, emporte-moi loin dans un autre temps
Entrainer par cette danse dans ce merveilleux tourbillon
Suivant le courant au gré du vent, nos corps enlacés
Poursuivant dans les vagues, nos élans pour s’aimer
Instants de vie que nous vivrons dans cette passion
Aquilae