Ah beauté ! Que d'élégance en ton nom. Que d'errance dans le regard de l'autre pour se retrouver puisque nous ne savons pas nous regarder.
Ce critère essentiel à tout contact et tout sentiment ne se définit pas aisément et se transforme tout aussi facilement en quête du Saint Graal.
Peut-être est-ce tout simplement cela, le Saint Graal, puisque sans lui, pas de conquête, pas de charme ni d'amour.
Alors où le trouver ? Dans les yeux de qui nous voudrions être aimé ou dans notre propre regard : cherchons ça nous occupe, trouvons ça nous libère.
Thalès de Milet nous disait : "la beauté ne vient pas d'un beau corps, mais de belles actions". Cela est sûrement vrai, voilà peut-être pourquoi les gens qui ne le sont pas vraiment, beaux, se croient-ils obligés d'être bons, et ne le deviennent-ils pas toujours.
Zénon lui répondit : "la beauté est une courte tyrannie". Force est de constater que beaucoup d'entre nous ne veulent s'en libérer et de rester son joug est une absolue nécessité qui envenime vie, amour et la beauté elle-même, avec les années de jeunesse perdue.
Aristote conclut : "la beauté est un appui préférable à toutes les lettres de recommandations". Toute vérité n'est pas bonne à dire ni à écrire et "Ma belle à moi" nous montre bien que nous sommes notre propre monstre si nous n'arrivons pas à accepter notre beauté comme elle est pour mieux la sublimer et toucher le cœur de l'être désiré. Mais une bonne lettre d'introduction ne fait de mal à personne.
"Ma belle à moi" est de ces poèmes qui mettent en raisonnance mes poèmes intérieurs et ces mots qui partant avec le temps, ne laissent plus qu'une trace de sentiment perdu.
Merci poète de me permettre de les retrouver.