Ses pas l'ont emporté, lui, le noble guerrier,
Sur ce sable doré, brûlant de soleil,
Et les vagues s'échouent et reflètent le ciel,
Un corps roule et déroule, devant le chevalier
Une frêle sirène, à sa vue se révèle,
Ses longs cheveux ébène, lui masquent le visage,
Il l'extirpe aussitôt, l'étend sur le rivage,
écarte doucement, sa chevelure rebelle
Sa splendeur le transporte et l'éveille à l'amour,
Loin des flots remuants, la belle se transforme,
Des jambes fuselées et de bien douces formes,
Elle renaît à la vie, un frisson le parcoure...