La fée et le lutin
Une petite fée
Dans les prés
Volait heureuse
Et amoureuse
Elle avait rencontré
A l’orée de la forêt
Ce petit lutin
Gaie et malin
Elle habitait la
lande
Et lui la forêt de
Brocéliande
Cette petite fée aux
ailes dorées
Rêvait de l’embrasser
Il était là, dans l’herbe allongé
L’admirant autour de
lui tournoyer
Espérant, pouvoir
toucher son cœur
Et trouver enfin le
bonheur
Tout à coup, elle se
posa
Délicatement
l’approcha
Il était muet d’émotion
De voir de si près sa
passion
De ses frêles mains
Elle le caressa,
enfin
Il ne respirait pas
Paralysé d’émoi
Il s’en
approcha pour la toucher
Doucement, il n’osait respirer
La petite fée, alors, s’évanouit dans un
voile
Ne laissant derrière elle, qu’une poussière
d’étoiles
Dans le monde
merveilleux de Brocéliande
Un sort avait été
jeté, sur la lande
Pour que jamais, les
petites fées
Puissent survivre
d’avoir été aimé